Contactez-nous
L’inclusion financière des femmes ne se résume pas à l’ouverture d’un compte ou à l’obtention d’un premier crédit. Elle désigne la possibilité réelle d’utiliser des services financiers utiles, abordables et adaptés à chaque étape d’un parcours de vie ou d’entrepreneuriat : épargner, financer une activité, faire face à un imprévu, développer son entreprise ou préparer l’avenir.
Dans de nombreux pays, les femmes entrepreneures exercent des activités essentielles à l’économie locale. Elles tiennent des commerces de proximité, développent des services, transforment des produits agricoles ou créent de petits ateliers. Pourtant, elles rencontrent souvent davantage d’obstacles pour accéder au financement formel.
Ces obstacles sont multiples. L’absence de garanties reconnues, une activité peu formalisée, des revenus irréguliers, des contraintes de mobilité ou encore une participation limitée aux décisions financières du foyer peuvent réduire leur accès aux services financiers. Les normes sociales et la répartition inégale des responsabilités domestiques peuvent également limiter le temps disponible pour se rendre en agence, suivre une formation ou développer une activité.
La base Global Findex de la Banque mondiale rappelle que l’inclusion financière doit être analysée au-delà de la détention d’un compte : elle concerne aussi l’usage réel des services, l’épargne, le crédit, les paiements et la résilience face aux chocs.
Un produit financier présenté comme neutre peut, en pratique, ne pas répondre aux contraintes spécifiques de tous les clients. Si les conditions de garantie, les montants minimums, les horaires ou les méthodes de communication ne tiennent pas compte des réalités vécues par certaines femmes, celles-ci risquent d’être moins nombreuses à solliciter un financement ou de rester cantonnées à de très petits montants.
L’enjeu n’est pas d’opposer les femmes et les hommes. Il s’agit plutôt d’observer les écarts, de comprendre leurs causes et d’adapter les réponses. Une approche pertinente commence par l’analyse de données ventilées par genre : taux d’accès, montants empruntés, épargne, fidélité, satisfaction et résultats déclarés par les clients.
Les entretiens avec les clientes complètent utilement ces données. Ils permettent de comprendre ce qui freine la confiance, les moments où l’accompagnement est le plus nécessaire et les services qui peuvent réellement faciliter la croissance d’une activité.
Cette écoute peut conduire à des améliorations concrètes : des critères de garantie plus souples, des frais plus accessibles, une information plus transparente, un parcours d’entrée simplifié ou des solutions d’épargne pensées pour les dépenses familiales et les périodes d’urgence.
Le financement seul ne résout pas toutes les difficultés. Pour transformer un prêt en levier de développement, de nombreuses entrepreneures ont aussi besoin de renforcer leurs pratiques de gestion, de planification et de suivi de trésorerie.
L’éducation financière, le coaching entrepreneurial et l’appui à la formalisation peuvent aider une cliente à mieux anticiper ses besoins, à préparer une demande de financement plus importante et à construire une relation durable avec son institution financière.
Cette logique est confirmée par l’expérience d’Advans Tunisie. Une étude menée auprès de clientes a mis en évidence des progrès déclarés en matière de gestion financière, de confiance et de capacité à atteindre des objectifs financiers. Elle montre surtout qu’un service financier utile est celui qui s’inscrit dans un parcours plus large d’autonomie. Lire l’étude et les résultats d’Advans Tunisie.
En Afrique, plusieurs institutions financières ont mis en place des produits et programmes destinés à soutenir l’inclusion financière et l’entrepreneuriat féminin. Des acteurs tels que COFINA (FIN’Elle), Baobab et Crédit Access proposent des services comprenant généralement des comptes d’épargne, des financements destinés aux activités génératrices de revenus et aux entreprises dirigées par des femmes, ainsi que des services financiers digitaux facilitant les transactions et la gestion des comptes. Dans certains cas, ces solutions sont complétées par des formations, du mentorat ou un accompagnement au développement des activités afin d’aider les femmes à renforcer et développer leurs opportunités économiques.
De son côté, Advans International développe une approche sensible à l’égalité des genres (gender-smart) visant à mieux comprendre les besoins des femmes tout en tenant compte des réalités spécifiques de chaque pays où le groupe est présent. Cette approche repose sur trois priorités complémentaires : promouvoir l’équité au sein de l’organisation, lever les barrières d’accès aux services financiers pour les clientes et accompagner leur développement dans la durée.
Les initiatives locales illustrent cette ambition. Au Ghana, le produit d’épargne EduSave aide les familles à faire face aux dépenses liées aux frais de scolarité. Tandis que le programme AdvansHer accompagne les femmes entrepreneures grâce à des solutions financières adaptées, des formations et des opportunités de développement de leurs activités. Advans Ghana favorise également l’inclusion financière des femmes dans le secteur agricole à travers son Shea Business Empowerment Programme, développé avec des partenaires tels que Bunge, Agriterra et la Ghana Shea Alliance. Ce programme permet aux femmes actives dans la filière karité d’accéder au financement et à un accompagnement renforçant leur résilience économique.
En Côte d’Ivoire, Advans collabore avec des Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), des groupes communautaires d’épargne et de prêt composés en grande majorité de femmes. En soutenant ces associations, Advans favorise l’inclusion financière et l’autonomisation économique des femmes grâce à des solutions financières concrètes et adaptées aux réalités locales.
L’inclusion financière des femmes constitue ainsi un véritable engagement en matière de qualité de service. Elle exige des institutions financières qu’elles soient à l’écoute, qu’elles mesurent les besoins, adaptent leurs offres et accompagnent leurs clientes dans la durée. C’est à cette condition qu’elles peuvent contribuer non seulement à améliorer l’accès aux services financiers, mais aussi à favoriser une croissance plus durable des entreprises dirigées par des femmes.